Le récif corallien, mémoire d'une histoire vieille de 23 000 ans
Les récifs coralliens ont été récemment affectés par le blanchiment, c'est-à-dire la décoloration ou la perte des zooxanthelles symbiotiques. En 1979 et en 1980, plusieurs cas apparurent aussi bien dans l'Atlantique que dans le Pacifique.
La raison de ce phénomène n'est pas connue!; on soupçonne la pollution, le réchauffement global de l'atmosphère et les rayons ultraviolets. Bien que l'on ne dispose d'aucune preuve tangible, de récentes découvertes indiquent que la température inhabituellement élevée des eaux serait à l'origine de ce phénomène. Les températures maximales permettant la croissance du corail sont 26!°C et 27!°C. Les températures supérieures à 29°C peuvent augmenter le taux de photosynthèse des zooxanthelles symbiotiques, entraînant ainsi de fortes concentrations de toxines à radicaux libres dans les tissus coralliens. Les polypes coralliens ainsi stressés peuvent activement rejeter les zooxanthelles, provoquant ainsi leur blanchiment.
Les coraux blanchis se régénèrent difficilement!; plusieurs années sont nécessaires pour qu'un récif s'assainisse et des cas de blanchiment successifs peuvent être fatals au corail : sans les zooxanthelles symbiotiques, ils sont incapables de fabriquer les squelettes de carbonate de calcium qui constituent la base du récif corallien.
Lorsque le corail est affecté, c'est l'ensemble de l'édifice et des divers habitats écologiques qu'il abrite qui sont menacés. Les récifs coralliens, qui forment un merveilleux monde de couleurs et de vie, sont donc parmi les écosystèmes les plus fragiles au monde.
L'un des plus grands au monde, la grande barrière de corail au large de l'Australie, est visible de la lune..... Jusque quand ???????
Le Dugong, gravement menacé par la construction de cette base. Il n'en reste que 40 000 dans le monde...
Les voyageurs de l'Antiquité prenaient parfois les dugongs pour des sirènes et les identifiaient aux sirènes de la mythologie.
Une base américaine menace un récif corallien au Japon Okinawa (Japon) 22|02|2005
En 1996, un accord fut intervenu pour la création d'une base aérienne, avec une piste d'envol de 2.600 mètres de long, des hangars, des tours de contrôle... à Henoko, Okinawa, au large des côtes japonaises. Cette folie de 10 millions de dollars sera payée par le contribuable japonais.
Autrement dit, cet argent servira à détruire un récif corallien magnifique, servant de refuge à des créatures telles que le dugong (une sorte de lamantin), des mammifères marins et des tortues.
Le programme des Nations unies pour l'Environnement demande la création d'une réserve maritime pour protéger le dugong, une espèce menacée. Mais au lieu de cela, le site risque d'être dynamité pour y construire une piste d'envol.
En 1997, la population locale s'est prononcée à une écrasante majorité contre la base. Le bourgmestre, également opposé au projet, fut contraint de donner son feu vert. Pour marquer son désaccord, il démissionna aussitôt. L'acharnement des habitants de la région permet de retarder le projet jusqu'en septembre 2004. Tout au long de ces 300 derniers jours, ils ont occupé les plates-formes construites à 500 mètres des côtes et ont ainsi pu empêcher que les travaux ne progressent.
Un habitant âgé de 84 ans nous a dit: «Nous savons pertinemment bien que la construction de la base aérienne n'est pas une bonne chose. Les eaux tout autour abondent en créatures marines qui nous permettent de vivre, comme des poulpes, des algues et toutes sortes de coquillages. Si la base est construite, il n'aura plus de futur pour nos enfants. Je ne peux pas laisser faire ça.»