PLANTES VOLEES: la biopiraterie
La culture autochtone représente un véritable trésor pour le reste de l'Humanité.
Selon une étude, parmi les 119 plantes de base utilisées dans la fabrication de nos médicaments, 74% auraient été découvertes bien avant par les Autochtones. L'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) a alors recensé 21 000 espèces de plantes médicinales utilisées par ces communautés, mais dont les vertus restent a démontrer par des analyses à mener dans les laboratoires occidentaux.
Les Autochtones ont découvert et développé certains savoirs sur des principes écologiques et environnementaux, comme celui de l'écosystème (interactions existantes entre faune et flore), par exemple.
De part des centaines, voire des milliers d'années de pratique, ils savent également comment gérer et exploiter les ressources forestières de manière durable. Ainsi, les populations locales utilisent des systèmes de « jardinage forestier » hautement sophistiqués pour produire leur nourriture; et cela toujours dans le plus grand respect de l'environnement.
Le savoir des populations autochtones peut ainsi représenter un caractère essentiel dans l'instauration d'une gestion et d'une exploitation plus respectueuses des forêts tropicales. Il peut également être essentiel au recouvrement des si nombreuses zones forestières à ce jour mal exploitées ou détruites.
Cependant, en terme de propriété intellectuelle, on a trop souvent abusé des compétences et des savoirs des autochtones, et certaines compagnies n'ont éprouvé aucune gêne à faire breveter des variétés de plantes seulement connues de ces populations, et utilisées par elles depuis des générations. Et malheureusement, de tels procédés sont toujours d'actualité.
Pour en savoir plus 
http://www.rainforestfoundationuk.org
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Comment se développe ce pillage des savoirs ancestraux ?
C'est très simple en fait, mais très retors.
Les chamans considèrent en effet les plantes avec lesquelles ils se soignent comme des feuilles sacrées. Et un tel don de la nature ne peut pas être refusé à une autre personne. Les chasseurs de plantes vont jusqu'à s'infiltrer dans une communauté indigène. Ils peuvent passer des semaines pour se faire accepter. Impossible, dès lors de savoir d'où ils viennent. Et, surtout, de connaître leurs réelles intentions. Les gens ne se méfient pas. Mais un jour, on apprend que l'étranger a demandé qu'on lui apporte des plantes. Ou qu'il a simulé une maladie, un malaise pour être aux premières loges de la technique thérapeutique. Dans sa culture, le chaman ne peut pas refuser de soigner celui qui est malade : il considère sa faculté à soigner comme un don de Dieu.
Et hop les secrets sont ainsi pillés sans vergogne et des brevets pharmaceutiques déposés , bien évidemment au nom du laboratoire, et non du chamane ou de sa communauté.
Là pas besoin de milliers de dollars pour l'espionnage industriel. Ca coûte beaucoup moins cher de trahir la confiance d'un chamane comme Don Miguel en Bolivie par exemple........
Pour en savoir plus : http://terresacree.org/voleurs.htm
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